« Cette période nous oblige à accélérer nos bonnes pratiques. »

Interview

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En partenariat avec l’Agence Régionale pour l’Amélioration des Conditions de Travail (ARACT), les OPCO de l’ESS et Chorum, l’UDES a sondé, du 20 février au 13 mars 2020, les structures de l’ESS de moins de 50 salariés en région Sud-Provence-Alpes-Côte d’Azur, dans le cadre de l’expérimentation Le Lab’QVT. L’UDES vous propose ainsi de découvrir chaque semaine un dirigeant de l’ESS et sa perception du sens au travail, notamment depuis la crise du COVID-19.

Aujourd’hui, Christophe ORJUBIN, responsable d’association ADMR à Gap dans les Hautes Alpes, répond à nos questions. 

En pleine crise sanitaire, pouvez-vous nous faire un point sur vos difficultés ? 

Au début, nous ne manquions pas de masques car nous étions équipés. Pourtant nous sommes à courts aujourd’hui et attendons le renouvellement des stocks comme de nombreuses structures. De plus, après un mois de confinement, les besoins ont évolué. Durant une première période, nous restions sur les actes essentiels à la vie mais avec le temps, nous mettons en place d’autres actions de nettoyage quotidien, d’accompagnement aux courses, etc.

Pour garantir la non-propagation du virus et en plus des gestes barrières, nous avons une pièce dont l’accès est limité par un badge et une boîte à clefs codée. Nos aides à domicile y viennent chercher à tour de rôle leurs équipements, matériels et documents. 

Notre force est également d’utiliser des agendas partagés depuis trois ou quatre ans maintenant. Chacun reçoit les informations sur son téléphone professionnel, connait la situation et ses interventions. 

Votre structure a plus de 50 salariés, comment pratiquez-vous la relation avec le Comité social et économique (CSE) durant cette période? 

Avec le CSE, nous travaillons à distance pour faire le suivi de l’activité et des différentes absences. Ces dernières peuvent relevées d’arrêts maladie pour cause de COVID-19 notamment, de demandes de congés ou de demandes de dispositif d’activité partielle. Le travail à distance nous permet de renforcer nos pratiques de téléréunion.  

En accord avec le CSE, tous les salarié.es, qu’ils soient en activité partielle ou en arrêt maladie pour cause de COVID-19 sont informés par SMS des évolutions de l’activité. Ceci doit leur permettre de se tenir prêt dès que la reprise pourra se faire.

Je pourrais dire que mon management, s’il se fait maintenant à distance, est malgré tout plus proche. J’appelle chaque semaine les salarié.e.s pour faire le point avec eux et avec elles.

Avant l’urgence sanitaire, vous déclariez que le sens au travail était l’une de vos priorités en matière de qualité de vie au travail. Pensez-vous que le sens au travail est toujours une priorité dans le contexte de la crise sanitaire ?  

Je dirais que le sens que nous donnons à notre travail, ou notre activité, est décuplé. La cohésion créée entre le pôle administratif et les auxiliaires de vie à domicile s’est renforcée. Des idées sont proposées, étudiées et, si pertinentes, réalisées.

Aujourd’hui, cette période nous oblige à accélérer nos bonnes pratiques. Après l’urgence sanitaire, nous veillerons avec nos collaborateurs à satisfaire les dimensions sociale, physique et mentale de la santé au travail, en :
-    Facilitant une communication plus horizontale 
-    Valorisant les propositions de nos collaborateurs.trices   
-    Renforçant leur formation « Prévention, hygiène, sécurité »
-    Veillant au soutien psychologique des équipes

Cette période fait également apparaitre des besoins nouveaux en termes de progiciel de planification pour être plus performant, mais ce sera pour après !

Interview téléphonique réalisée le 10/04/2020 par la Déléguée régionale de l’UDES, Colette BELLET, qui revient ici sur les enseignements de l’enquête du Lab’QVT

Pour rappel : Le Lab'QVT est une expérimentation menée par l’Union des employeurs de l’économie sociale et solidaire (UDES) en région Sud - Provence-Alpes-Côte d’Azur. Elle se donne pour objectif de développer une ingénierie de formation innovante destinée à accompagner les petites entreprises de l’ESS (associations, coopératives, entreprises d’utilité sociale) sur la qualité de vie au travail. 
 

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